mardi 29 avril 2008

A peu près 4810 mètres…

Avant d’entrer dans le vif du sujet de cette première Newsletter (que vous attendez tous depuis longtemps) commençons par quelques précisions, sur l’altitude exacte du sommet que nous escaladerons en juin prochain. Car comme dans un marathon, le plus dur, ce sont toujours les derniers mètres. Pendant longtemps, l’altitude officielle du plus haut sommet des Alpes a été de 4807 mètres (altitude ellipsoïdale géo potentielle…) calculée pour la première fois en 1863. Ce n’est qu’en août 1986, qu’une mesure ortho métrique par satellite a évalué le toit de l’Europe à 4 808,40 mètres.
A partir de 2001, les mesures sont devenues biennales. Après la canicule de l’été 2003, le sommet a été mesuré à 4808,45 mètres avec un décalage de l’arête sommitale de 75 centimètres vers le nord-Ouest par rapport à la campagne de 2001. Lors de cette dernière campagne, les mesures de plus de 500 points de repères ont été prises afin d’étudier la calotte sommitale dans son ensemble et de la modéliser numériquement… Un peu comme un Falcon. Les glaciologues se sont posés de nombreuses questions sur les conséquences du réchauffement climatique sur le toit de l’Europe. Mais là n’est pas le sujet. Lors de la dernière campagne de septembre 2007, l'altitude du mont Blanc a été mesurée à 4 810,90 mètres, soit 2,15 mètres de plus que la précédente mesure. Le volume de neige a lui presque doublé, depuis 2003, passant de 14 600 m3 à 24 100 m3.
L'altitude donnée est toujours celle de l'épaisse couche neigeuse coiffant la cime. Du sommet jusqu'à mi-hauteur, il est recouvert de « neiges éternelles » (de 15 à 23 mètres d'épaisseur). Le sommet rocheux, lui, culmine à 4 792 mètres et il est décalé de 40 mètres à l'ouest par rapport au sommet, d'après les instruments radar et les carottages.

Frédéric Beniada

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